LES CONTRE-VÉRITÉS DE MAXIMILIEN DEPONTAILLER

En réponse à un texte de M.Depontailler: http://www.lepost.fr/article/2010/08/20/2190057_le-boycott-de-l-ue-des-produits-canadiens-du-phoque-suspendu-avant-son-entree-en-vigueur.html

Dans sa prétentieuse diarrhée de mots monsieur Depontailler se garde bien, comme à son habitude, de révéler certaines vérités dérangeantes sur la chasse aux phoques. D’ailleurs, on peut se demander combien ce conseiller politique de la sénatrice canadienne Hervieux-Payette est payé pour radoter toujours le même discours arrogant sur les « organisations animalistes » ou les « lobbies végétariens dépourvues de raison et du sens de la mesure ».

Son délire paranoïaque sur les opposants à la chasse aux phoques qui se retrouvent pourtant dans tous les milieux de notre société, font dérailler ses prétentions d’élever le débat au dessus du populisme et de la démagogie. A titre d’exemple, le sénateur MacHarb n’est ni un activiste pour les droits des animaux, ni un végétarien. C’est après des voyages d’observation de la chasse aux phoques qu’il a décidé de s’opposer à la cruauté de cette chasse commerciale : « J’ai vu de mes propres yeux les conditions dangereuses et la brutalité révoltante de la chasse. Malgré tous ses efforts, le gouvernement canadien ne peut tout simplement pas réglementer une activité commerciale exercée dans des conditions aussi dangereuses et dans un laps de temps aussi court. » Monsieur MacHarb présente partout au travers le Canada des vidéos et des photos sur la chasse aux phoques qui soulèvent dégoût et indignation chez ceux qui les visionnent: «Il y a des images encore plus horribles que celles que vous venez de voir, dit-il aux spectateurs. Ces images ne sont que la pointe de l’iceberg. »

Devant le Sénat canadien en juin 2010, le sénateur MacHarb a démontré comment le gouvernement canadien dépense des millions pour appuyer une chasse aux phoques moribonde : « Le gouvernement a gaspillé l’argent des contribuables pour commander une étude sur l’abattage possible et l’incinération, au coût de 35 millions de dollars, de 220 000 phoques gris de l’île de Sable. Il a dépensé des millions de dollars en missions politiques et bureaucratiques en Europe pour défendre une industrie condamnée. Il a participé à des défilés de mode en Chine, dans l’espoir de vendre aux Chinois davantage que des pénis de phoque. Afin de justifier sa mesure malavisée et le gaspillage de davantage de deniers publics, le gouvernement tente de nous faire croire qu’il peut faire tomber l’interdiction en la contestant devant l’OMC. Et ce sont les canadiens qui paieront la facture de plus de 10 millions de dollars de cette vaine contestation, malgré le fait que les pays de l’Union européenne ont tout à fait le droit de bannir pareils produits s’ils le veulent. L’Union européenne a pris cette décision parce que telle était la volonté de leurs citoyens et que leurs besoins l’exigeaient. Compte tenu du soin avec lequel l’Union européenne a rédigé l’interdiction, la contestation échouera.   Pourquoi gaspiller nos rares ressources à tenter de gagner des marchés étrangers alors que la majorité, dans le monde, a clairement fait savoir que cette chasse n’était pas viable? Déjà, des groupes de citoyens s’activent à obtenir que des endroits comme la Russie, Hong Kong, l’Australie, Israël et l’Amérique du Sud adoptent des interdictions semblables à celle de l’Union européenne. (…) « Un sondage d’Environics réalisé tout juste le mois dernier montre que 70 p. 100 des canadiens sont d’accord pour dire que le refus obstiné du gouvernement d’interdire la chasse au phoque commerciale nuit à la réputation internationale du Canada.»

INUITS ET INDUSTRIE DE LA FOURRURE

Combien le gouvernement canadien a-t-il payé les inuits pour cette mascarade de contestation devant la Cour de justice de l’Union européenne qui durera des années et qui coûtera des millions aux contribuables canadiens? Qui se cache derrière les inuits? Guère surprenant d’y trouver industriels et puissants groupes de lobbies de l’industrie de la fourrure comme le Canadian Seal Marketing Group, le Fur Institute of Canada, le Ta Ma Su Seal Products, et le NuTan Furs Inc.

Les Inuits tuent à peine 1 000 phoques adultes par année et ne font pas partie du boycott européen. Les chasseurs commerciaux pour leur part qui alimentent massivement les multinationales de la fourrure peuvent abattre plus de 350 000 phoques juvéniles âgés de quelques semaines à trois mois, selon certaines années.  Au cours de l’histoire, les inuits et les autochtones ont toujours été exploités autant par l’industrie de la fourrure que par le gouvernement canadien. Maintenant les inuits servent de paravent pour les lobbies des multinationales de l’industrie de la fourrure. (http://non-a-la-cruaute.blogvie.com/2010/02/04/phoque-pour-le-g7-dans-le-grand-nord-canadien/

GASPILLAGE D’ARGENT ET DÉSINFORMATION

Le gouvernement canadien a dépensé des millions pour faire la promotion d’une chasse aux phoques considérée par un grand nombre de canadiens et d’européens comme cruelle, non réglementée, ignorante du bien-être animal et source de gaspillage d’argent. Tout comme monsieur Depontailler, la politique canadienne déraille dans ses campagnes de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. Au printemps dernier, le gouvernement canadien a payé 75 000 $ pour qu’une firme surveille tous les commentaires jugés discutables sur la chasse aux phoques dans les forums en ligne de discussion ou sur Facebook. Des employés des Affaires étrangères et du ministère des Pêches et des Océans répondaient ensuite aux auteurs des commentaires – sans s’identifier comme étant du gouvernement – contre la chasse aux phoques. Ces fonctionnaires étaient payés pour répondre ce que le gouvernement canadien estimait lui être une information plus juste.

Monsieur MacHarb continue, avec courage, de militer activement contre la chasse commerciale des phoques. Au cours des dernières années, il a reçu plus de 650 000 appels, courriels et lettres qui l’appuient dans ses démarches, n’hésitant pas à déclarer: « Le gouvernement a manqué a ses obligations envers le peuple canadien en refusant d’accepter qu’il soit maintenant temps d’amener les personnes participant à la chasse aux phoques à effectuer la transition vers des emplois viables offrant des perspectives d’avenir. Le manque de leadership du gouvernement a également causé des dommages considérables au bien-être des chasseurs inuits et d’autres peuples autochtones ainsi qu’à la réputation du Canada sur la scène internationale.»

Si monsieur Depontailler veut se faire le chantre de la justice et de la démocratie, il devrait tenir compte des opposants à la chasse aux phoques dont le sénateur McHarb est le digne représentant. Et cesser ses attaques méprisantes payées à même son salaire de conseiller politique de la sénatrice Hervieux-Payette. Son cynisme au service d’une idéologie mercantile est risible.

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