Des singes accrochés par le cou avec des harnais métalliques, c’est l’une des horreurs que l’on peut voir sur l’enquête vidéo dénonçant les pratiques d’un laboratoire allemand, en 2019 /©Cruelty Free International – Soko Tierschutz

(Marjolaine Jolicoeur)- Les bases de ce texte furent écrites il y a plus de 20 ans. L’information – revue et corrigée -est malheureusement toujours d’actualité. L’utilisation des animaux dans les laboratoires ne cesse d’augmenter. Au Canada,on teste sur 4 millions d’animaux: chats, chiens, bovins, rats, primates, lapins, bovins, poissons, etc. Dans le monde 192,1 millions d’animaux ont été utilisés en 2015 (+76,9 millions en 10 ans).

.LA VIVISECTION SERT À L’AVANCEMENT DE L’HUMANITÉ

On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques (savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits chimiques destinés à la consommation (encres, peintures, détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes (nucléaires et autres). Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant des jours, des mois ou même des années. Privations d’oxygène, de sommeil. Créations d’anxiété, d’agressivité, de folie, hypertension par compressions ou blessures d’artères. Transplantations, greffes de têtes ou d’organes, décharges électriques, tumeurs provoquées par des coups, cancers produits par des substances chimiques, absorptions forcées de drogues ou d’alcool, noyades forcées, prélèvement de sang dans le cœur ou les oreilles…

D’AUTRES EXPÉRIENCES QUI RELÈVENT DE LA CRUAUTÉ:

  • Des chercheurs américains ont séparé dès la naissance des chatons de leur mère. À la fin de l’expérience, les vivisecteurs ont conclu que les chatons séparés miaulaient plus que les chatons non séparés, et, que dans les miaulements des chiots séparés, on détectait une détresse émotionnelle.
  • À l’Université de Californie, 1,000 chiens ont été nourris d’aliments contenant des doses de radiations 200,000 fois plus fortes que celles que pourraient supporter des humains se trouvant dans une zone de retombées radioactives. Les terribles brûlures internes comme externes furent utilisées pour étalonner les effets radioactifs des futurs engins nucléaires.
  • Un chercheur américain donna à des rats plus de 15,000 chocs électriques pendant 7 heures. Plus tard, le vivisecteur chauffa le plancher de la cage jusqu’à ce que les rats prisonniers sautent et se lèchent les pattes, à mesure que l’environnement devenait de plus en plus chaud.
  • Pour les tests de toxicité (comme le DL-50/dose létale 50%), on gave un groupe d’animaux – entre 20 et 200 – d’une substance (cire à planchers, nettoyant pour le four, etc.) jusqu’à ce que la moitié des sujets succombent, peu importe la quantité de substance qu’ils auront absorbée. Les symptômes éprouvés par l’animal pendant les quatorze jours que dure ce traitement vont de l’étouffement, des vomissements et des saignements des yeux, du nez et de la bouche, aux troubles respiratoires, aux convulsions, au déchirement d’organes et à la paralysie. Les survivants sont alors tués pour fins d’examens ou utilisés pour d’autres expériences.

Nous pourrions décrire des milliers d’expériences passées et présentes qui démontrent que la vivisection loin de faire avancer l’humanité la fait plutôt reculer.

LES HUMAINS SONT SUPÉRIEURS AUX ANIMAUX ET CONSÉQUEMMENT DÉTIENNENT LE DROIT DE SE SERVIR D’EUX À LEUR GRÉ

Ce genre de raisonnement a permis l’établissement de l’esclavage. Notre soi-disant supériorité (intellectuelle ou physique) ne nous autorise pas à torturer les plus faibles qu’il s’agisse d’animaux, de bébés, de retardés mentaux ou même de démunis financièrement. Cette attitude arrogante de domination remet en cause toutes nos relations avec les animaux et la reconnaissance de leurs droits les plus fondamentaux. Comme le remarquait à juste titre le philosophe Jeremy Benthan (1748-1832) : « Il ne s’agit pas de se demander si les animaux peuvent raisonner ou s’ils peuvent parler, mais bien, peuvent-ils souffrir ? ».

L’ANIMAL EST LE MODÈLE IDÉAL POUR DES MALADIES HUMAINES

L’humain et l’animal présentent de grandes différences anatomiques et psychologiques. Ils ne réagissent pas de la même façon face à certains produits.

Une aspirine peut tuer un chat et provoquer des malformations sur la souris à la naissance. La pénicilline tue les cochons d’Inde.

L’arsenic n’a pas d’effet nocif pour les singes et les poulets.

La morphine calme les humains mais excite les chats et les chevaux.

L’insuline produit des difformités chez les poulets, les lapins et les souris.

Les cancers humains sont fort différents des cancers animaux : les tumeurs cancéreuses chez l’animal ne prennent pas vingt ans à se développer. La tuberculose chez l’humain est d’un type autre que la maladie produite artificiellement chez l’animal.

Les animaux ne métabolisent pas les produits de la même façon que les humains. Les humains sont 60 fois plus sensibles à la thalidomide (un tranquillisant prescrit aux femmes enceintes) que les souris, 100 fois plus sensibles que le rat, 200 fois plus sensibles que les chiens et 700 fois plus sensibles que le hamster.

Quand cela fait leur affaire, les vivisecteurs reconnaissent que les expériences sur les animaux ne peuvent jamais être complètement extrapolées aux humains. Lorsque poursuivis en justice pour des médicaments nocifs (ex : la thalidomide) ou pour des produits toxiques, les vivisecteurs évoquent pour leur défense cette différence fondamentale. Pourquoi continuer l’expérimentation animale si, au départ, les bases sont faussées ? Pour le professeur et médecin Pietro Croce : « La réponse que nous obtenons des expérimentations animales n’est jamais fiable, malgré d’occasionnelles coïncidences. Voilà pourquoi la vivisection doit être abolie ».

La recherche de vaccins contre le sida en utilisant des singes représente l’un des échecs les plus notables de la transposition à l’Homme de données obtenues par l’expérimentation animale. D’immenses ressources et des décennies ont été dévolues à la création de modèles singes (y compris chimpanzés) du sida. Pourtant, tous les quelque 90 vaccins HIV qui ont réussi chez l’animal ont échoué sur l’Homme.

L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE PROTÈGE LES HUMAINS CONTRE LES EFFETS SECONDAIRES NOCIFS DES MÉDICAMENTS

Au contraire, ils sont nombreux les médicaments qui, même s’ils furent testés sur des animaux, s’avèrent tout de même toxiques, cancérigènes et mutagènes chez les humains.

Dans les années 60, l’inhalateur Isoproterenol tua 3,500 asthmatiques à travers le monde. Ce produit cause des lésions au cœur chez les rats mais non chez les chiens ou les cochons, et les chats peuvent supporter des doses 175 fois plus élevées qu’un asthmatique avant de succomber.

Le Phenformin prescrit aux diabétiques tua 16,000 personnes avant que la compagnie Ciba-Geigy le retire du marché.

Oraflex, sensé guérir les rats d’une forme d’arthrite, lorsque prescrit à des humains, causa 3,500 effets secondaires graves ainsi que la mort de 61 personnes.

Le Phanagetine, analgésique entrant dans la composition de 200 spécialités (ex : la Veganine) destinées à combattre la grippe, la fièvre et les douleurs, provoque le blocage et la destruction des reins ainsi que des tumeurs rénales.

La Reserpine, utilisée contre l’hypertension artérielle, multiplie par trois les risques du cancer du sein et est un facteur important de risque dans les cancers du cerveau, du pancréas, du col de l’utérus et des ovaires.

Deux anti-bactériens, le Trimethoprim mis au point par Welcome et le Sulfamethoxazole de Hoffman LaRoche, ont causé la mort de centaines de personnes en Grande-Bretagne. Ces médicaments qui servent à combattre de nombreuses maladies, en particulier les infections urinaires et la bronchite, contiennent un composé de sulfure responsable d’effets secondaires graves comme des «réactions sanguines mortelles ». La Commission anglaise sur la sécurité des médicaments a recensé 113 morts reliées à cet ingrédient mais ses études montrent que les cas non signalés pourraient être 10 fois supérieurs rien qu’en Grande-Bretagne, ce qui ne représente qu’un dixième du marché du médicament.

Le Fenclozic, médicament contre l’arthrite, fut jugé inoffensif sur des souris, des rats, des chiens et des singes mais cause des dommages au foie de l’humain.

L’Uréthane, utilisé jadis contre la leucémie (cancer du sang) s’est avéré capable de provoquer le cancer du foie, des poumons et de la moelle.P> L’Isoniazide et l’Iproniazide, antibiotiques utilisés contre la tuberculose, provoquent la nécrose du foie.

Le Phénindione (anticoagulant censé empêcher la formation de caillots dans le sang) provoque des atteintes rénales et hépatiques, l’agranulocytose (maladie souvent mortelle du sang) et des pancréatites aiguës.

Lancé sur le marché mondial dans les années 40, l’œstrogène synthétique Stilboestrol était censé prévenir les fausses couches ou le cancer de la prostate. Le Stilboestrol s’est non seulement montré impuissant à guérir quoi que ce soit, mais il s’est montré susceptible de causer le cancer par voie génétique, en traversant la barrière placentaire et en endommageant le fœtus. Des jeunes filles dont la mère avait absorbé du Stilboestrol pendant leur grossesse ont développé un cancer vaginal.

LE POUVOIR DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

En Amérique du Nord, les multinationales pharmaceutiques dépensent chaque année, des milliards de dollars en promotion et en publicité. Elles exercent un puissant lobbying auprès des gouvernements, des universités, des chercheurs, des médecins, des revues médicales et des médias.

Même si les compagnies pharmaceutiques clament que l’expérimentation animale est primordiale pour protéger les humains, des médicaments testés sur les animaux et déclarés potentiellement dangereux sont tout de même commercialisés.

L’AZT, un antiviral prescrit aux sidéens et fabriqué par Welcome, lorsque testé sur les rats est mutagène et cancérigène.

Le médicament Tomoxifen de la compagnie ICI est prescrit pour prévenir la récurrence du cancer du sein chez les femmes traitées pour cette maladie. En laboratoire, lorsqu’administré aux rongeurs, il donne le cancer des gonades chez la souris et le cancer du foie aux rats.

Omeprazole, un médicament prescrit pour les ulcères, s’avère cancérigène pour les rats.

Tretinoin, utilisé pour le traitement de l’acné, augmente chez la souris les tumeurs de la peau.

TOUT PROGRÈS DE LA MÉDECINE, QU’IL S’AGISSE D’UN MÉDICAMENT, D’UNE MÉTHODE D’OPÉRATION OU D’UNE NOUVELLE THÉRAPIE, DOIT ÊTRE EXPÉRIMENTÉ SUR UN ÊTRE VIVANT; À DÉFAUT D’UN ANIMAL, IL FAUDRAIT DONC AVOIR RECOURS À UN ÊTRE HUMAIN: LE CHOIX SE SITUE ENTRE UN CHIEN OU UN ENFANT !

Tous les médicaments finissent par être testés sur des humains malgré l’expérimentation animale. De plus, les vivisecteurs ne se sont jamais empêchés de faire des expériences sur l’humain. Puisque la vivisection amène une déshumanisation et une désensibilisation de la conscience face à la souffrance, l’expérimentation chez l’humain est la conséquence logique et tragique de l’expérimentation animale. Il n’est guère surprenant de constater que, dans les pays totalitaires, les bourreaux s’entraînent d’abord sur des animaux avant de torturer des humains.

Dans l’histoire tragique de la vivisection, au cours de décennies passées, nombre d’humains, nouveau-nés, retardés mentaux, orphelins ou vieillards, prisonniers, des êtres aussi impuissants et sans défense que les animaux de laboratoire, furent d’involontaires cobayes d’une science sans conscience.

  • À la fin des années 50, le Toronto Hospital for Sick Children fit de nombreuses expériences sur la «la pression que le sang exerce sur les parois de l’artère pulmonaire au cours des cinq premiers mois de la vie », en introduisant un cathéter dans la veine de la cuisse jusqu’à l’artère pulmonaire. Les sujets de cette étude, des bébés retardés mentaux, subirent ces expériences sans administration de sédatifs.
  • Quelques années plus tard, à Boston, des médecins procédèrent à des cathétérismes cardiaques sur 38 nouveau-nés. Les opérations se déroulèrent sans anesthésie sur des bébés n’ayant aucune anomalie cardiaque.
  • Aux États-Unis, 21 malades mentaux ou atteints d’une psychose, reçurent par ponction lombaire une injection de tuberculine (produit dérivé du bacille de la tuberculose utilisé pour les cuti-réactions). Quelques heures après l’injection, la température des sujets augmenta, ils commencèrent à vomir et certains furent atteints de méningite.
  • En 1958, 40 déficients mentaux âgés de 5 à 10 ans, de New York, ont été utilisés comme matériel expérimental pour être infectés par le virus de l’hépatite.
  • En 1975, 425 patients syphilitiques, pauvres, analphabètes et de race noire, recrutés dans des cliniques publiques de l’Alabama, furent privés d’un remède connu pour son efficacité, afin «d’étudier les effets de la syphilis sur l’organisme humaine ».
  • Des tissus fœtaux humains (du foie, du thymus, etc.) sont transplantés dans des souris pour des recherches sur la leucémie, l’hépatite ou le Sida.

C’EST GRÂCE À L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE LE CANCER PEUT ÊTRE GUÉRI

Depuis 1970 au Canada, l’incidence du cancer grimpe de 1% par année. Une personne sur trois est atteinte. Dans un rapport récent, un groupe de travail national «cancer 2000 » prédit pour les 10 prochaines années une augmentation de 50% du nombre de personnes souffrant de cancer : « Nous approchons du point de crise. Malgré l’investissement des dernières décennies, tant en effort qu’en argent, nous ne sommes pas parvenus à réduire l’incidence globale du cancer et le taux de mortalité ».

Le rat, le chat, le chien ou le singe ne sont pas des modèles plausibles pour trouver des solutions à cette explosion des cas de cancer. Une tumeur provoquée délibérément chez un animal n’est guère semblable à une tumeur humaine qui se développe pendant de longues années.

SANS L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE, ON N’AURAIT PAS DÉCOUVERT LE VACCIN CONTRE LA POLIOMÉLITE

Cultivé dans des reins de singes, le vaccin fut maintes fois contaminé par des virus animaux. Le vaccin augmente la vulnérabilité à la maladie et la plupart des cas de polio actuels sont dus au vaccin : « Contrairement aux croyances antérieurement établies à propos des vaccins du virus de la polio, l’évidence existe maintenant que le vaccin viral vivant ne peut être administré sans risque de produire la paralysie », affirme le Dr Jonas Salk. On ne trouve pas de preuve scientifique indiquant que le vaccin a fait disparaître la maladie.

La polio a également disparue dans d’autres parties du monde où il n’a pas été utilisé.

Le vaccin contre la polio avait été testé et validé par la communauté scientifique… Mais entre 1955 et 1963, entre 10 et 30 millions d’Américains auraient développé des cancers (poumons, os) à cause de ce vaccin contaminé.(https://healingoracle.ch/2018/04/09/cdc-admits-98-million-injured-polio-shot/)

ET VACCINS COVID...

Depuis qu’on le suspecte de causer de graves caillots sanguins, le vaccin AstraZeneca – qui contient un adénovirus de chimpanzé – a été suspendu dans plus de 13 pays européens.

Les Pfizer et Moderna sont-ils de meilleures alternatives ? Ils impliquent également des risques de thrombose veineuse, de troubles du rythme cardiaque voire du syndrome de Guillain-Barré

Pourtant ils avaient bien été testés sur des singes ….avec succès?

LES VIVISECTEURS NE SONT PAS TOUS DES BARBARES OU DES SADIQUES, CE SONT DES « HOMMES DE SCIENCE » EN QUÊTE DE CONNAISSANCE

Le montréalais Hans Selye, dont une chaire universitaire porte son nom, a bénéficié de subventions considérables afin de soumettre des milliers d’animaux – lapins, chiens, chats, souris, rats – à des situations «stressantes» : brûlures, intoxications, noyades, expositions à la chaleur et au froid excessifs, ablations des glandes, écrasements de la queue et des testicules, pattes brisées, chair écrasée, etc.

Claude Bernard (1813-1878) cuisait des chiens vivants dans des fours spécialement aménagés à cet effet. Celui qu’on considère comme le «père de la vivisection » est reconnu par plusieurs scientifiques comme un génie!

L’être humain, même s’il est un «homme de science », n’a pas un droit de propriété, ni un droit de disposition absolue sur les animaux et ceux-ci ne peuvent être considérés comme de simples objets. Les animaux, comme tout être vivant, ont des droits fondés sur leur capacité de souffrir : « Je suis radicalement contre la vivisection. À mes yeux, cette pratique est inacceptable, c’est de l’agression. Une souffrance est une souffrance et flamber un chien, c’est flamber un chien, quelles que soient les connaissances qu’on en retire ».
(Marcel Duquette)

LES ANITI-VIVISECTIONNISTES : TOUS DES COMPLOTISTES, DES SENTIMENTAUX, DES TERRORISTES, DES EXTRÉMISTES, DES RADICAUX CONTRE L’AVANCEMENT DE LA SCIENCE

Ceux qui désirent l’abolition de la vivisection font partie d’un vaste mouvement regroupant humanistes, médecins, scientifiques ou philosophes. Depuis les siècles passés, nombreux furent ceux qui s’opposèrent à la vivisection : Léonard de Vinci, Voltaire, Victor Hugo, C.G. Jung, Albert Einstein, Georges Bernard Shaw, Gandhi, Annie Besant, Marguerite Yourcenar, pour n’en nommer que quelques-uns. . De nombreuses ligues anti-vivisectionnistes existent en Europe et en Amérique du Nord depuis plus de 100 ans.

 « Le fait de déclarer inoffensif un pesticide chimique, sur la seule base d’une expérimentation animale non concluante, est non seulement anti-scientifique, mais peut même s’avérer dangereux, en suscitant un sentiment de fausse sécurité chez l’utilisateur de ce produit toxique ».
(Albert Daveluy, chimiste)

EXISTE-T-IL DES MÉTHODES DE RECHERCHES NE NÉCESSITANT PAS L’UTILISATION D’ANIMAUX?

Oui, il y en a beaucoup. Plusieurs de ces méthodes sont plus économiques que la vivisection comme par exemple la culture de cellules (tissus et organes humains) in vitro.

Dans ce cas, la matière première est obtenue sans frais dans les salles d’opérations du monde entier: il s’agit de tissus humains, résidus d’interventions chirurgicales ou de placenta post-partum; en lieu et place de les jeter ou de les incinérer, ils peuvent fournir d’excellents matériaux pour la recherche. On peut également utiliser la simulation par ordinateur qui est en mesure de reproduire les réactions de l’organisme humain à des substances déterminées. Ou encore, l’épidémiologie, science qui étudie la fréquence et la distribution des maladies en les mettant en relation avec les styles de vie et l’environnement. Des études de ce type ont permis de reconnaître par exemple, la plupart des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires, telles que l’hypertension artérielle, les méfaits de la fumée, la surcharge pondérale, l’hypercholestérolémie.

Il existe également de nouvelles techniques permettant de substituer les tests sur les yeux des lapins par des larmes humaines et bien d’autres plus sophistiquées.

En 1982, les professeurs Farnswroth et Pezzuto de la Faculté de Pharmacologie de l’Université de l’Illinois ont déclaré qu’il existe suffisamment de techniques pour déterminer tout effet de médicament en toxicité. S’ajoutent les enzymes, les cultures de bactéries du test Ames, les cellules et tissus humains (obtenus à partir du placenta après l’accouchement ou d’une biopsie), les combinaisons élaborées par l’informatique ou l’analyse par ordinateur, la mise sur pied de banques de données, etc.

Un chercheur de l’Université du Québec à Rimouski a mis au point un logiciel « grenouille » qui réagit comme le ferait l’animal à une expérimentation.

QUE FAIRE CONTRE LA VIVISECTION?

N’achetez que des produits testés sans cruauté sur les animaux et ne contenant que des ingrédients naturels, biodégradables, sans dérivés animaux. Avant de donner argent ou temps à un téléthon ou à une association, demandez si vos dons serviront à la recherche animale. Devenez une voix pour les sans-voix, faites circuler l’information. On ne réglemente pas la torture, on l’abolit !

SOURCES :

Hurlements, Marcel Duquette, Éd. Michel Quintin
Ces bêtes qu’on torture inutilement, Hans Ruesch, Éd. Pierre-Marcel Favre
Les faussaires de la Science, Hans Ruesch, Éd. Civis
Nous sommes tous des cobayes, Marc Maillet, Éd. J.A.
Why Animal Experiments Must Stop, Vernon Coleman, Ed. Green Print
Betrayal of Trust, Vernon Coleman, Ed. European Medical Journal
In Pity and in Anger, A Study of the Use of Animal in Science, John Vyvyan, Ed. Micah
Is Animal Experimentation Justified ?, Collectif, Ed. Greenhaven Press Inc.
The Myth of Vivisection, Alert (B.P. 94, Côte-des-Neiges, Montréal, H3S 1S4)
La volonté de guérir, Norman Cousins, Éd. Seuil
The Case Book of Experiments With Living Animals, The American Anti-Vivisection Society
L’anti-vivisection, No. 124, 1995, Ligue française contre la vivisection
Expressions, National Anti-Vivisection Society

Association suisse pour l’abolition de la vivisection-One Voice –