Être végétarien,le bon choix ? Pour notre santé, pour l’environnement, pour le bien-être animal, pour notre épanouissement personnel.Nouvelle édition en ligne. Téléchargement gratuit de ce livre très intéressant d’Yves Tessier: http://www.vegetari1.net/
Pour ceux ayant lu la version de mars 2015,
NFotosearch_k1237491_webouveaux passages surlignés sur fond gris pâle.
Les chapitres modifiés sont les suivants :
Introduction (pages 16 et 17 en particulier)
Régime ovo-lacto-végétarien (note importante page 18)
Régime crudivore (page 26)
Régime frugivore (page 27)
Les maladies cardiovasculaires (pages 41 et 42)
Les philosophes végétariens (page 84)
La position du « petit bouddha » népalais (mise en garde importante pages 131 et 132)
Généralisation des journées sans viande (page 158)
Le végétarisme ne serait-il pas un phénomène sectaire ? (note importante page 172)
Les légumes ne contraindraient pas de protéines (ajout important pages 179 et 180)
Un végétarien peut-il boire du vin ? (page 184)
La gélatine envahit notre alimentation (page 185)
Le régime végétarien est-il adapté pour les enfants ? (page 188)
Et pour les femmes enceintes ? (nouveau paragraphe page 189)
Le soja est-il toxique ? (pages 189 et 194)
Les lentilles (pages 235 et 236)
Le quinoa (page 246-247)
Conclusion (page 249 en particulier)
Matthieu Ricard porte-parole des animaux (nouveau chapitre pages 261-263)

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Quand vient le temps de vouloir agrandir sa famille avec un compagnon animal, nombreux sont ceux qui s’interrogent entre acheter ou adopter. Nous allons voir ici 5 raisons pour lesquelles il vaut toujours mieux adopter plutôt qu’acheter.

* Raisons philanthropiques

Les animaux se trouvant dans un refuge sont des animaux qui ont déjà été abandonnés et qui n’attendent plus qu’une chose se trouver une nouvelle famille. En effet, 1 animal de compagnie sur 4 est abandonné chaque jour au Québec.http://acracq.com/abandon.html Un chiffre qui explose durant la période des déménagements plaçant le Québec en tête des provinces avec le plus fort taux d’abandon d’animaux en Amérique du Nord. De plus, les refuges étant généralement à pleine capacité, vous permettez ainsi à un autre animal de venir prendre sa place. L’objectif d’un refuge est d’offrir un toit temporaire à l’animal avant que ce dernier se trouve une nouvelle famille. Aidez-les donc dans leur mission. Il y a un réel problème de surpopulation canine au Québec et 80% des chiens en refuge seraient euthanasiés pour cette raison.

* Raisons financières

Acheter un chien ou un chat coûte cher. En plus d’aider un organisme à but non lucratif, vous allez aussi économiser une petite fortune en adoptant plutôt qu’en achetant. En effet, les prix sont généralement beaucoup moins coûteux dans les refuges que dans les animaleries où ces derniers sont généralement exorbitants. En effet, les coûts associés à la stérilisation et les garanties de santé sont inclus dans les frais d’adoption. Cela minimisera dans la mesure du possible les frais liés aux vétérinaires par la suite et vous êtes assurés d’avoir un animal en bonne santé.

* Raisons sanitaires

Comme cité précédemment les animaux dans les refuges ont été préalablement examinés pour tous les problèmes de santé par des vétérinaires qualifiés. De plus les animaux dans les refuges sont généralement propres et disciplinés. Vous ne vous retrouvez donc pas à devoir refaire le dressage de votre chien. Si vous achetez toutefois un compagnon animal allez le faire examiner par un vétérinaire. disciplinés. Vous trouverez ici les vétérinaires à Québec.http://www.anugo.ca/fr/ville/quebec/animaux.html

* Raisons environnementales

La dernière raison mais non la moindre : en adoptant un animal vous luttez contre les usines à chiens qui vendent leurs animaux aux animaleries. Il y aurait au Québec entre 1 500 et 1 800 usines à chiots et environ 400 000 chiots naissent chaque année dans ces dernières. Ils y sont entassés dans des cages sans jamais en sortir, vivant dans leurs excréments et avec un accès limité à l’eau et à la nourriture. N’ayant pas accès à des soins vétérinaires, beaucoup tombent malades et sont considérés par la suite comme inutiles.

En achetant votre animal vous favorisez le développement de ces usines, en adoptant vous luttez contre l’expansion de ces dernières qui vont à l’encontre de tous les droits animaliers possibles.

Vous aurez compris, je préconise à 100% l’adoption plutôt que l’achat d’animaux. Cependant avant d’adopter, posez-vous la question Pourquoi je veux un animal ? Suis-je prêt ? En effet il a été noté que les chiens adoptés reviennent généralement 2 à 3 ans plus tard dans les locaux de la SPA.http://www.leschienstogo.com/chiens-abandonnes-au-quebec-un-portrait-desolant/ Ce n’est donc pas une décision à prendre à la légère. On ne prend pas un chat ou un chien parce qu’on se sent seul. C’est une décision qui doit être mûrement réfléchie.

En conclusion, achèteriez-vous un enfant sur des sites tels que Kijiji ou Craiglist ? Alors pourquoi y acheter un animal ? On adopte des enfants, on adopte des animaux !

chien chat

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Être végétalienne en Israël n’est pas compliqué. On y mange très bien. On retrouve à tous les coins de rue un met vegan typique du pays : les fallafels – à base de pois chiches – qu’on aligne dans un pain pita garni de houmous et de légumes crus variés. Un peu gras mais moelleux tout en étant croquant.
A Jérusalem, dans les restaurants visités, le menu comportait très souvent une section « vegan », avec par exemple, une salade chaude de tofu. Un mélange de laitue, tomates, piments et champignons cuits avec de gros morceaux de tofu, dans une sauce piquante. La salade israélienne de concombres et de tomates est partout. On retrouve en quantité betteraves, courges ou aubergines. Les olives se déclinent dans une grande variété. Le pain est toujours bon, en particulier celui au seigle.
Lors d’un périple à la Mer Morte, à Massada, le buffet comportait une section vegan : riz, fèves vertes avec pois chiches dans une sauce tomate, salades diverses.
Restaurant vegan Green Village sur Jaffa Street à Jérusalem
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Nous vivions dans un quartier très animé de Jérusalem, aux rues piétonnières, sur Jaffa Street. Des terrasses, des restaurants et des magasins ouverts très tard. Tout près de notre hôtel, un restaurant vegan – servant quelques plats avec du fromage – le Green Village. De style buffet, on y a mangé plusieurs fois durant notre séjour. Et c’était toujours bon. Pour 44 shekels, soit environ 11$, le buffet comportait un assortiment de salades, couscous, légumes au tofu et fèves germées, pommes de terre, soupes aux lentilles ou à la courge, pain au blé entier. Une excellente galette de sarrasin était servie avec de la sauce tomate et une autre aux arachides.
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Assiette du buffet du Green Village
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Shabbat
Le vendredi soir, au coucher du soleil, un son de sirène retentit dans Jérusalem. Le Shabbat commence, cette fête religieuse qui dure jusqu’au samedi à la tombée de nuit. Pour les Juifs, toutes les activités extérieures doivent êtres réduites pour se concentrer sur la famille. La ville devient comme endormie. Pas d’autos qui circulent, pas de transports en commun et presque tous les restaurants ferment. Tout de même, en cherchant un peu nous avons trouvé, non loin de Jaffa Street, un restaurant dont la terrasse chauffée était bondée. Là aussi, le menu avait une section végétalienne : la fameuse salade chaude de tofu, du riz aux légumes et au tofu dans une sauce piquante, un burger aux champignons accompagné de frites. Assez cher comme repas, mais de grosses portions très délicieuses.
Riz au tofu et légumes
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Pour le petit déjeuner, on mange plus salé que sucré en Israël. Le buffet à notre hôtel, servi avec pain, café, thé , qui n’était pas complètement vegan.
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Tendance vegan
Domino’s Pizza a lancé en 2013 en Israël sa première version mondiale de pizza gratinée au fromage soya. Elle est maintenant disponible dans ses cinquante succursales israéliennes.
Selon le groupe militant Vegan-Friendly, il y aurait quelque 300 000 végétaliens en Israël. Avec près de 4 % de la population du pays, Israël a la population végétalienne la plus élevée par habitant au monde. La tendance vegan ne cesse de croître, en particulier chez les jeunes.
Pour ces jeunes qui doivent obligatoirement faire leur service militaire, l’armée propose maintenant dans les bases militaires des repas végétaliens et fourni aux soldats vegans des bottes sans cuir et des bérets sans laine. –
MARJOLAINE JOLICOEUR –

Marché de Jérusalem: Des montagnes de fruits secs.
fruits secs

De l’halva – pâte sucrée à base de sésame – de toutes les saveurs. Celui aux pacanes particulièrement bon
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En 2008, lors d’un repas en France avec des lauréats du prix Nobel de la paix, le Dalaï-lama a mangé de la joue de veau braisé et des crevettes. Selon les journalistes présents, il aurait même refusé l’alternative d’un repas végétarien en déclarant:  « Je suis un moine tibétain, pas un végétarien ».

Ce repas carnivore prenait place quelques semaines après un entretien avec Norm Phelps, un activiste bouddhiste pour les animaux et auteur de plusieurs ouvrages dont un sur le bouddhisme et les droits des animaux : The Great Compassion : Buddhism and Animal’s Rights.

Norm Phelps raconte que lors de cette audience privée, le Dalaï-lama lui a parlé avec émotion de sa profonde compassion pour les animaux et de son désir que tous – y compris les Tibétains- adoptent une alimentation végétarienne comme l’expression de la compassion bouddhiste envers tous les êtres sensibles.

La conduite d’un guide spirituel doit-elle concorder avec ses enseignements?

C’est ce que se demande Norm Phelps dans une lettre ouverte adressée au Dalaï-lama (www.all-creatures.org/letters/20070615-np.html) où il n’hésite pas à qualifier sa consommation de viande « d’hypocrite ».

Il rappelle qu’en avril 2005  le Dalaï-lama avait annoncé, lors d’une conférence de presse à New-Delhi, qu’il était maintenant végétarien à plein temps. En mai 2007, le Milwaukee Journal Sentinel rapportait cependant que pendant une collecte de fonds au Deer Park Buddhist Center, le Dalaï-lama a consommé le repas servi soit : rôti de veau farci, poitrine de faisan (ayant été chassé?) et de la soupe de poulet.

Végétarien à temps très partiel

C’est dans les années 60’ que le Dalaï-lama aurait décidé de devenir végétarien après avoir assisté à la mort d’un poulet égorgé. (Cité dans son livre Au loin la liberté). A ce moment là, il renonça à la viande et au poisson, tout en consommant de grande quantité de lait et de noix. Il contracta peu après une hépatite et ses médecins lui conseillèrent de recommencer à manger de la viande.

Outre le fait qu’on peut sérieusement se demander en quoi  la viande peut être  bonne pour un foie malade, on reste perplexe devant cette forme d’hypocrisie – ou d’ignorance? –  venant de celui que la tradition religieuse tibétaine voit comme  l’incarnation physique du Bodhisattva de la compassion, soit  le Bouddha en devenir.  Plutôt curieux que le Bouddha du futur souffre d’un tel attachement, d’une telle dépendance à la viande, qu’il ait tant de difficultés à mettre en pratique ce qu’il enseigne.

Lors d’un discours prononcé en public à Seattle en 1995, le Dalaï-lama aurait déclaré qu’il s’efforçait d’être végétarien en permanence, mais qu’il trouvait que « c’était trop complexe».

Des fois oui, des fois non

Au cours des décennies,  le Dalaï-lama s’est prononcé de multiples fois sur la compassion envers les animaux, contre la chasse et pour le végétarisme.  En 1967, à un congrès mondial végétarien, il déclarait :   « Je ne vois pas du tout de raison pour laquelle les animaux devraient être massacrés pour servir un régime humain quand il y a tant de substituts. Après tout, l’homme peut vivre sans viande.  Tuer des animaux pour le sport, pour le plaisir, pour des aventures, pour la peau et la fourrure est un phénomène qui est à la fois dégoûtant et bouleversant. Il n’y a aucune justification pour s’adonner à de tels actes de brutalité.»

Matthieu Ricard,  lui-même végétarien,  a demandé au Dalaï-lama lors d’une visite en France en 2008 : « Pourriez-vous nous donner votre point de vue sur la nécessité d’être végétarien ? »

Il a répondu : « Je pense que c’est extrêmement important. On trouve bien sûr mention de cela dans de nombreux textes bouddhistes, pour donner un exemple, les textes sur les différentes étapes de la méditation de Kamalashila qui principalement est dédié à la méditation mais qui aussi souligne l’importance d’adopter un régime végétarien. Cela semble une évidence en raison du concept fondamental de la compassion, de la non-violence. (…)

«  Le spectacle, quand on a l’occasion de le voir, de ces grands abattoirs, c’est si mauvais. Toutes ces usines de poulets en batterie, où les poulets souffrent tellement. Ey aussi cette pêche industrielle, où on ne compte plus les poissons par leur nombre individuel, mais par tonnes, sans aucune considération pour leur vie, leur désir de rester en vie. Un total mépris de la souffrance qui évidemment est totalement incompatible avec l’idéal de la non-violence et de la compassion. »

Au Tibet

Certains avanceront l’argument qu’au Tibet, à cause de son rude climat, la viande est nécessaire. Mais le Dalaï-lama vit depuis plusieurs décennies à Dharamsala en Inde, où l’on trouve en abondance légumes et fruits. L’argument de la nécessité de la viande est donc absurde pour ces Tibétains vivant en Inde. (Elle  peut l’être aussi au Tibet, puisque de nombreux lamas et yogis ayant vécu dans cette contrée comme Shabkar ont fait le vœu de ne pas manger de chair animale et ce même sous des conditions climatiques difficiles. )

Absurde aussi cette conception faussement bouddhiste sur la viande énoncée par le Dalaï-lama dans son livre Au-delà du Dogme :   « Tuer un animal est péché mais  il est permis d’acheter au marché la viande d’un animal déjà tué. Les bouchers qui tuent les animaux sont considérés comme des pécheurs et proscrits. »

On ne peut que répondre à cette affirmation farfelue, que les bouchers n’existeraient pas s’ils n’y avaient pas de consommateurs de viande…

Pour sa défense, notons que les cuisines du Dalaï-lama à Dharamsala sont végétariennes mais qu’il encourage « ces pêcheurs de bouchers », lors de ses déplacements, forts nombreux.

Dans le bouddhisme véritablement lié à la non-violence et qui fera l’objet d’un deuxième article, le lien entre la compassion envers les animaux et le végétarisme est pourtant très clair :

« Le Bodhisattva, qui a pour nature la compassion, ne doit manger aucune viande… De crainte de provoquer la terreur d’un être vivant  que le Bodhisattva qui s’entraîne dans la discipline pour atteindre la compassion, s’abstienne de manger de la chair »- Soutra Lankavatara

Marjolaine Jolicoeur – vegetarisme@hotmail.com

 

 

 

Marjolaine Jolicoeur
La construction d’un terminal pétrolier à Cacouna, dans une pouponnière de bélugas, s’avère de plus en plus incompatible avec leur statut d’espèce en voie de disparition. En effet, selon un rapport du Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC), le béluga est menacé «d’une disparition du pays imminente.» Pour expliquer son déclin rapide, le COSEPAC accuse entre autres « la pollution, la perturbation causée par le bruit et le développement industriel ».
On a déjà dénombré plus de 10 000 bélugas dans l’estuaire du Saint-Laurent, aujourd’hui on en compte moins d’un millier.
« Cette décision du COSEPAC vient confirmer que nous avions raison de nous alarmer du dérangement causé par les travaux de TransCanada à Cacouna », a mentionné Karel Mayrand, directeur pour le Québec à la Fondation David Suzuki, par voie de communiqué. « La nouvelle classification du béluga ne laisse plus aucune place au compromis. TransCanada doit abandonner son projet de terminal pétrolier », a-t-il ajouté.
Commentant le projet de port pétrolier à Cacouna, le biologiste Pierre Béland, fondateur de l’Institut d’écotoxicologie du Saint-Laurent à Rimouski a indiqué « qu’en 32 ans de recherche et d’efforts pour préserver le béluga, ce projet représentait la plus sérieuse menace pour l’espèce.»
Selon Patrick Nadeau, directeur général de la Société pour la nature et les parcs (SNAP) : «Il est désormais impossible de justifier scientifiquement que l’implantation d’un terminal pétrolier à Cacouna puisse se réaliser sans causer un dommage irréparable au béluga du Saint-Laurent. On doit dès maintenant accélérer la création d’une aire marine protégée dans cette zone tel que recommandé par Pêches et Océans Canada depuis plus de 15 ans».
Un site alternatif?
Le premier ministre Philippe Couillard a réagit publiquement au rapport du COSEPAC, en déclarant que TransCanada se devait de trouver un « site alternatif » pour son terminal pétrolier. Avant d’opter pour Cacouna, TransCanada a considéré d’autres sites comme Baie-des-Sables (près de Matane), L’Île Verte, Saint-Denis de Kamouraska ou Saint-Nicolas.
Le NPD contre le projet
Puisque les bélugas sont désormais considérés comme une espèce en voie de disparition, le NPD exhorte le gouvernement conservateur à rejeter l’idée d’un port pétrolier à Cacouna. «Une majorité des Québécois et des résidents de Cacouna ne veulent pas de ce projet qui n’a rien d’un projet de développement durable, a dit François Lapointe, député de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup. Il n’y avait déjà plus d’acceptabilité sociale possible pour la construction d’un port pétrolier dans cette région du fleuve. Maintenant, il en va de la survie d’une espèce qui n’est plus seulement menacée, mais en voie d’extinction. Le gouvernement ne peut plus ignorer notre demande, il doit mettre un terme à ce projet.»
En octobre dernier, le NPD avait déposé une motion demandant au gouvernement d’abandonner le projet de port pétrolier à Gros-Cacouna. Les conservateurs et les libéraux avaient voté contre cette motion qui visait à protéger l’habitat des bélugas.
Les caribous aussi
Le rapport du COSEPAC, passe aussi en revue la situation de 36 espèces animales et végétales. Sa conclusion est alarmante : « la liste des espèces sauvages canadiennes en péril ne cesse de s’allonger ». Les scientifiques pointent notamment le sort fragile des caribous, dont les populations boréales sont désormais considérées comme « menacées », en raison des « impacts cumulatifs de l’exploitation pétrolière, gazière et forestière ». Le troupeau évoluant en Gaspésie est quant à lui « en voie de disparition » et pourrait disparaître d’ici environ quarante ans.

Végilience

De l’Académie écocitoyenne: http://www.lacademieecocitoyenne.ca/notre-clim/

Plus je scrute les informations crédibles disponibles  sur le web et dans la littérature scientifique, plus il m’apparaît que si nous dépassons le seuil de +2 degrés  par rapport à 1750, c’est-à-dire le début de l’ère industrielle, des phénomènes extrêmes et incontrôlés risquent de mettre à mal la capacité des humains à survivre sur notre belle planète.

Or, si la tendance actuelle de consommation de combustibles fossiles et de déforestation continuent, ce n’est pas de 2 degrés mais de 3 à 4 que la température augmentera d’ici la fin du siècle.

La conférence de Varsovie tenue en novembre 2013 prévoit qu’en 2015, les pays participants se retrouveront à nouveau autour de la table des négociations pour discuter de normes contraignantes d’émissions de gaz à effet de serre qui prendront effet en 2020.

Ceci nous laisse 7 longues années avant que des normes contraignantes soient effectives ! Au rythme où vont les choses, autant dire que ces 7 années représentent une éternité durant laquelle le pire est possible: que nous dépassions le seuil de non-retour au delà duquel des phénomènes d’emballement incontrôlable se déclencheront. Je pense particulièrement à la fonte du pergélisol qui libérerait assez de gaz à effet de serre pour que le climat se réchauffe au-delà de ce que l’humanité pourrait endurer. S’ensuivraient des maladies, famines, guerres pour les ressources et les territoires, montée du niveau des océans. Bref… je n’ose y penser !

Vous vous dites que j’exagère ? Même la banque mondiale le dit ! Lisez ceci:

«La trajectoire actuelle nous place plutôt sur une hausse de 3 °C à 4 °C. Selon la Banque mondiale, une telle situation « déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes ».

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/392330/les-regards-se-tournent-vers-varsovie

Face à ces menaces bien réelles, nous disposons d’une panoplie de moyens vraiment efficaces, mais aurons-nous le temps de les mettre en application ?

Mais il y en a deux qui, plus que tout autre, sont directement applicables par vous-même: cesser de consommer des produits d’origine animale et planter des arbres partout où c’est possible, notamment dans les prairies actuellement dédiées à l’élevage.

Devenir végétalien et reboiser les prairies actuellement dédiées à l’élevage sont les deux gestes les plus efficaces pour faire la différence dès maintenant !

Philippe développe ce thème dans son petit livre vert «Végilience» et à l’occasion de plusieurs de ses conférences. Commandez le livre et invitez le à venir parler dans votre milieu !  C’est un geste facile et vraiment efficace pour sensibiliser votre monde !

VÉGILIENCE: Si on partageait équitablement les ressources de la planète, chacun recevrait moins de 3 terrains de football en surfaces productives pour subvenir à ses besoins en nourriture, logement, biens & services,… On parle de «part de partage équitable».

Mais dans la réalité, le partage n’est pas équitable et certains prennent tellement, que les ressources de la planète s’épuisent, le climat se réchauffe et des millions de personnes meurent de faim chaque année.

Dans ce livre, vous appendrez à calculer le nombre de parts de partage équitable que vous utilisez dans les principaux domaines de votre vie : alimentation, déplacements, logement et biens & services.

Vous découvrirez aussi à quel point l’alimentation pèse lourd dans notre empreinte écologique et comment il est possible d’y remédier, spécialement en diminuant ou en cessant de consommer des produits d’origine animale.

En se nourrissant avec moins de produits d’origine animale, nous pouvons aider la planète à subvenir durablement aux besoins de l’humanité et à résoudre la crise climatique.

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Plus de végé dans notre assiette, mais aussi aux champs et au jardin, est le geste de résilience le plus puissant que nous puissions poser dès aujourd’hui face aux divers chocs que nous réservent nos sociétés dysfonctionnelles

 

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Marjolaine Jolicoeur –  
Sur les deux rives du Saint-Laurent, le projet d’un port pétrolier à Cacouna soulève des  interrogations autant de la part des scientifiques, des groupes environnementaux que des élus.  

 TransCanada prévoit exporter par oléoduc, dès 2018, 1.1 million de barils de pétrole par jour  provenant des sables bitumineux de  l’Ouest canadien, pour ensuite l’exporter vers le Nouveau- Brunswick, via Cacouna. Chaque semaine, deux à trois superpétroliers viendraient chercher le  pétrole brut.  On les remplirait, non à quai, mais à 700 mètres du rivage grâce à des installations  à double accostage et à chevalet unique.

TransCanada prévoit aussi  acquérir les installations portuaires de Cacouna, en vertu du Programme de cession des ports du  gouvernement fédéral.   

Les travaux de la pétrolière sont présentement suspendus, le temps qu’elle  obtienne le feu vert  de l’Office nationale de l’énergie et d’une éventuelle étude du  Bureau d’audiences publiques  sur l’environnement (BAPE). Mais le ministère du Développement durable, de l’environnement  et de la lutte contre les changements climatiques n’a pas encore confirmé quand auront lieu ces  audiences.    

Pollution sonore  

En  avril  dernier,  suite  à  un  permis  délivré  par  Pêches  et  Océans  Canada,  la pétrolière  a   cependant  procédé, pendant quelques jours, à des levés sismiques par ondes sonores  dans le  secteur  prévu  pour  son  terminal  maritime.    Il s’agissait d’envoyer  des  jets  de  canons  d’air  comprimé  d’environ 230 décibels dans le fond de la mer.  

Puisque le son se propage beaucoup plus facilement dans l’eau que dans l’air, on estime que le  bruit d’un seul levé sismique peut couvrir plusieurs dizaines de milliers de km2, parfois jusqu’à  300 000 km2. (Coalition du Saint-Laurent, dans Pétrole dans le golfe Saint-Laurent : Faits,  mythes et perspectives d’avenir, juin 2014)  

Cette forme de pollution acoustique peut avoir des effets dévastateurs  sur les mammifères  marins, qui dépendent entièrement du son pour communiquer, chercher des proies ou se  déplacer.  Elle peut entraîner  la surdité, un affaiblissement de leur système immunitaire, des  blessures et parfois même la mort.   

Pouponnière pour bélugas  

Cette  zone  au  large  de  Cacouna  demeure  un  habitat  essentiel  pour  le  béluga, une  sorte  de  pouponnière où les femelles  arrivent au mois de mai pour mettre bas en juillet ou août après  une  période  de  gestation  de  14  mois  et  demi.  Elles  passent ensuite  plusieurs  semaines  en  compagnie des jeunes bélugas pour repartir dans une autre partie du fleuve, en octobre.     

Non loin de Cacouna, dans l’aire protégée du Parc maritime  Saguenay-Saint-Laurent ( le seul  parc marin au Québec) une douzaine d’espèces de baleines viennent passer l’été à se nourrir  dans  les  eaux  froides  du  fleuve.  On  peut aussi  y  observer  des phoques,  des  dauphins,  des  centaines de types d’oiseaux et de poissons.

Une seule goutte d’hydrocarbures peut contaminer jusqu’à 25 litres d’eau  

Le biologiste Pierre Béland a fondé l’Institut d’écotoxicologie du Saint-Laurent à Rimouski. Il  est aussi depuis plusieurs décennies un spécialiste du  béluga. Nous  lui avons demandé si  le  projet de TransCanada est dangereux pour les bélugas : « Oui, absolument. Il s’agit d’une aire  où vont les femelles avec les petits. Ils seront donc dérangés et forcés de se déplacer vers des  endroits  moins  favorables  pour  leur alimentation  et  leur  repos.  Les  femelles  et  leurs  veaux  pourraient même se trouver séparés.  Les bélugas ont l’ouïe très fine et peuvent être assourdis  par  des  sons  de forte  intensité.  L’activité  d’un  port  et  les  déplacements  des  navires  sont incompatibles avec l’habitat d’une espèce sauvage comme les bélugas. »  

Le  scientifique  avance  aussi  que  des  fuites  de  pétrole  de  plus  ou  moins  grande intensité  demeurent inévitables. « Les forts courants sont changeants dans le secteur, les mouvements  des marées, la présence de nombreuses îles et hauts-fonds, les glaces en hiver, concourent à  rendre ce secteur hasardeux pour la navigation. Il faut donc s’attendre à au moins un échouage  de pétrolier produisant une marée noire. Les statistiques mondiales l’indiquent clairement. Ce  serait une catastrophe pour les bélugas, mais aussi pour les rives, les oiseaux marins, la faune,  le littoral et toute la chaîne alimentaire.»  

Jusque dans Les Basques  

L’écotoxicologue  et professeur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, Émilien  Pelletier, explique pour sa part  qu’en cas de déversement,  le pétrole  – porté par les vents –  pourrait atteindre les battures de l’Isle Verte, toute la zone de Trois-Pistoles, l’Ile aux Basques et  s’étendre jusqu’au Bic et Gaspé. (Les enjeux environnementaux du développement pétrolier au  Québec, avril 2014)  

 M.  Pelletier  est  aussi    président  du  Comité    de  coordination  du  Parc  marin, composé  de  représentants des milieux municipaux, touristiques, de scientifiques  et de la communauté Innue. d’Essipit.  Dans  une lettre adressée à des ministres du gouvernement fédéral et du Québec, et  rendue publique le 10 juin dernier, il met en garde sur le fait qu’à  raison de deux à trois navires  par semaine, 12 mois par année, les effets sonores seront néfastes pour les bélugas. Il s’inquiète  aussi du  déversement de plus de 60 000 tonnes des eaux de ballast par navire.  «  Les risques  d’introduction d’espèces étrangères, de polluants chimiques et de modification océanographique  du   milieu   naturel   sont   évidents   […]  En   hiver,   il   n’existe   aucune   méthode   efficace de  récupération du pétrole déversé à travers le monde».  

Il rappelle que l’industrie de l’observation des baleines sur les deux rives génère des retombées  économiques de 200 millions $ et crée l’équivalent de 2 300 emplois à temps plein. Le Comité  juge  donc  incompatible  la  présence  de  navires  pétroliers  avec ceux  pour  l’observation  des  mammifères marins.  

Groupes environnementaux et mobilisation citoyenne  

Plusieurs  groupes  environnementaux,  dont  Greenpeace Nature  Québec,  la Fondation  David  Suzuki, le Mouvement autochtone Idle No More Québec et Équiterre se sont mobilisés autour  du projet de TransCanada. Des citoyens aussi lors de marches ou de manifestations.  

Pour  le  Rimouskois  Martin  Poirier,  cofondateur  de  Non  à  une  marée  noire  dans  le  Saint- Laurent, chacune des étapes du projet d’oléoduc ou du terminal maritime va s’avérer néfaste,  autant pour les  bélugas  que pour les écosystèmes. Que ce soit  lors des levés sismiques, des  travaux de forages ou d’éventuels déversements.   « Et puis qui  voudra vivre près de cette zone  industrielle  ? Il s’en  suivra  inévitablement une  dévaluation des maisons », nous dit-il en entrevue en réfutant l’affirmation deTransCanada qui  assure  que  le  projet  créera  des  milliers  d’emplois.      «  Durant  la  phase  de  la  construction,  on  comptera moins de 125 emplois  et ce dans tout le Québec.»  

Mais comment être contre ce projet, alors que nous sommes tous dépendants du pétrole? «Le  Québec consomme 300 000 barils par jour, explique Martin Poirier, alors que TransCanada en  produira plus d’un million.  Ce pétrole, en grande majorité, sera destiné au marché extérieur. Il  provient  des  sables  bitumineux    de  l’Ouest  qui  appartiennent à  des  intérêts  étrangers  et  où  présentement il y a une surproduction.»  

Selon l’écologiste « il est inconcevable de penser qu’un port pétrolier puisse coexister avec les  limites  du  parc  marin  »  et  croit  que  l’achat  du  port  de  Cacouna  par Transcanada  «  serait  un  désastre » : « Récemment, le député Jean D’Amour a déclaré que le gouvernement provincial  envisage d’acheter le port de Rimouski. Pourquoi pas celui de Cacouna? »   


 

Le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent a des retombées économiques de 95 M $ et procure  l  600 emplois à plein temps, selon une étude indépendante de Pêches et Océans Canada, en 2009.

Il a une superficie de 1245 km2. Un million de personnes le visitent annuellement. Le parc  marin abrite une grande biodiversité d’espèces animales et végétales, dont treize espèces en  péril. Il comprend toute la partie  du lit de la rivière Saguenay située en aval du cap à l’Est,  ainsi que la demie nord de l’estuaire du Saint-Laurent, jusqu’aux Escoumins et la communauté  Innue d’Essipit.  Les municipalités bordant les eaux protégées le long de la rive sud participent  aux activités de conservation et de mise en valeur du parc marin, de Kamouraska à Trois- Pistoles.    


 

Le canari de l’océan  

Le béluga est le seul cétacé à vivre à l’année dans le fleuve Saint-Laurent. Très sociable, il se  déplace en groupes habituellement composés d’animaux du même âge et du même sexe.  Il  nage lentement et se nourrit majoritairement de poissons et crustacés.  Le cétacé chasse jusqu’à  300 mètres de profondeur et plonge généralement de 3 à 5 minutes. Il peut cependant retenir sa  respiration pendant 20 minutes.   

Surnommé le « canari des mers », il est capable d’émettre un large éventail de sons. Certains  chercheurs ayant écouté un groupe de bélugas ont décrit cela comme un orchestre à cordes  s’accordant avant un concert. Certains bélugas seraient en mesure d’émettre des sons dont la  ressemblance avec la voix humaine est frappante  

Une proéminence sur sa tête appelée melon lui permet de s’orienter et de trouver ses proies  grâce à l’écholocation. Le béluga adulte est blanc, peut peser 1 900 kg, mesurer entre 2,6 et  5m et vivre jusqu’à 40 ans. Le nouveau-né est brun ou gris foncé et devient totalement  blanc entre six et huit ans.   

Pendant plusieurs décennies, le béluga a été chassé par les populations locales. Dans les années  1920, on croyait à tort  qu’il était une nuisance pour la pêche et dévorait les stocks de morue et  de  saumon.  Le  gouvernement  canadien  donnait  une  prime de  15  $  contre  une  queue  de  béluga.  Il était chassé dans des enclos dans le fleuve, on le harponnait, l’abattait au fusil  ou on  le bombardait à partir de petits avions. Cette chasse intensive s’est poursuivie jusque dans les  années  1970.                                                                                                         

Le béluga est  considéré comme menacé en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.  Sa  population  ne    compte  environ  800  individus,  alors   qu’au  début  du  XXe  siècle,    elle  s’élevait à 10 000.  Plusieurs facteurs ont favorisé son déclin : chasse intensive, dégradation de  son environnement, dérangement par le trafic maritime, contaminants chimiques ou hausse de  la température de l’eau.  En 2012, les scientifiques ont noté une baisse alarmante des nouveau- nés bélugas. Plusieurs furent trouvés morts sur les rivages.   

 

 

 

 

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